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Aissaoui Abdelkader dit Abdelkader n’ ATALLAH est né le 02 septembre 1940 au village ATALLAH dans la commune de Toudja. Enrôlé au sein de l’armée de libération nationale en 1958. Il a effectué de nombreuses missions périlleuses au niveau de la ville de Bejaïa à l’encontre de l’ennemi de la révolution.

Il tombe au champ d’honneur en octobre 1960 au lieu dit DJEBEL LAHMAR sur le versant de GOURAYA à Bejaïa .Son corps repose actuellement au pied de la statue du soldat inconnu sise à EL-KHMIS (Bejaia) prés de square .Une pierre tombale a été édifiée par l’APC de Bejaia. Une école primaire située à SIDI AHMED porte son nom.Soldat inconnu

 

Il était connu pour sa droiture, son courage et sa volonté de faire. Son frère Bachir vit actuellement à ATALLAH, ce dernier a perdu la raison en voyant le corps de son frère SAID assassiné et jeté à la MEUSE dans les ARDENNES en France. Sa sœur  et veuve et mère de deux enfants.

Aucune photo de lui n’a été retrouvé, sa mère les ayant brulées sachant que son fils est recherché par la police, la gendarmerie et l’armée coloniale.

Ceux qui l’ont connu vous raconteront comment il a mit fin aux agissements barbare d’un gendarme à Bejaia.

Un jour de marché, il se rend au café du square (qui existe toujours) avec un couffin plein de d’oignons, il savait que le gros gendarme y avait ses habitudes, quand celui-ci arriva et commença à déguster ce qu’il avait commandé. Le jeune homme se pencha sur son couffin et y pris le pistolet qui y dissimulé, il vida son chargeur sur celui qui tyrannisait les bougiotes par sa cruauté. Le travail accomplit, il se dirigea vers l’actuelle cité NACERIA pour rentrer, un barrage y était installé en toute hâte, la nouvelle de la mort s’étant répandue comme une trainée de foudre.

La petite taille de Abdelkader N’àatallah le faisait paraitre plus jeune qu’il ne l’était, les policiers l’ayant vu arriver troublant, l’interpellèrent et lui firent passer le barrage à coups de pied, en le traitant de tous les noms. C’est ainsi qu’il s’en sortit encore une fois. Personne ne se serait doutait qu’il était l’auteur de ce qui venait de rendre toutes les forces coloniales présentes à Boujie folles de rage et que ces mêmes forces venait de lui faire passer le barrage installé.

Le chahid Aïssaoui Abdelkader réhabilité

Parmi les constructions et autres sites qui identifient la ville de Béjaïa, l’imposante statue du soldat inconnu, le doigt pointé en direction de l’Hexagone et que l’on dit chassant l’ennemi, érigée en contrebas du centre de transfusion sanguine à El Khemis, sur le boulevard Benboulaïd vers la gare ferroviaire, est une attraction pour beaucoup de visiteurs de la ville de Yemma Gouraya.

On s’y repose mais surtout on se plaît à se prendre souvent en photos, le pied nonchalamment posé sur une surélévation de briques usées. Le petit rectangle, à qui l’on ne prête pas attention, n’est en fait qu’une tombe à l’état d’abandon que beaucoup de pas insoucieux ignorent jusqu’à l’existence et que des enfants foulent en tapant dans un ballon.

Le soldat inconnu à qui l’on a dédié cette tombe autant que la statue qui l’abrite a pourtant une identité. Il s’agit du moudjahed Aïssaoui Abdelkader à qui l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM) et les siens viennent de rendre hommage en restaurant sa tombe et réhabilitant les lieux à l’occasion de la Journée nationale du chahid qui coïncide avec le 18 février de chaque année.

Un programme de commémoration avec exposition et prises de parole sur les lieux a accompagné cette occasion. Né en 1940 au village Attala, dans la commune de Toudja, le chahid Aïssaoui Abdelkader a servi la cause de la libération nationale à la fleur de l’âge.

Moussabel à l’âge de 17 ans, il intégra les rangs d’un groupe de fidayine de l’ALN dans la région de Béjaïa. À son actif, se souviennent encore ses compagnons de lutte, 17 attentats contre les forces coloniales.

Il tomba au champ d’honneur à l’âge de 20 ans, en 1960, au pied de Yemma Gouraya où il a été enterré jusqu’à 1988 avant que sa tombe ne soit transférée vers son lieu actuel, la place du Martyr à El Khemis, selon M. Mouloud Ouerdani, chargé de l’organique à l’ONM de Béjaïa. «Ces aménagements sont nécessaires pour que soit respectée la mémoire du défunt», nous dit M. Ouerdani.

Son combat qui était inconditionnel et désintéressé n’a pas été sans conséquences sur les membres de sa famille», témoignent ses parents qui citent deux de ses frères dont l’un «a été assassiné en France et jeté dans la Meuse à Fumay dans la région des Ardennes et l’autre, du fait des tortures qu’il a subies pendant la Révolution a perdu la raison et vit actuellement à Attala.


K. M. Elwatan du 24/02/2008

 

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